La jeune millionnaire

Publié le par MissDupont

La jeune millionnaire

Auteurs: Eliane Gamache Latourelle & Marc Fisher
Éditions: Un monde différent
Parution: Novembre 2014
Pages: 189

Quatrième de couverture:

Croulant à 24 ans sous 20 000 $ de dettes (d'études et autres), Eliane Gamache Latourelle a pourtant réalisé cet exploit incroyable de changer complètement sa vie et de devenir millionnaire à 30 ans !

Traumatisée dans son enfance par un père si angoissé financièrement que leurs seules « vacances » se résumaient à louer une chambre à Mirabel pour regarder les avions partir, elle se fait la promesse que jamais elle ne deviendra esclave de l'argent et que, le plus tôt possible, elle deviendra. la jeune millionnaire.

Déçue par l'amour, elle se jette dans le travail et livre en ce document unique et véridique les secrets (parfois tristes) de son incroyable succès. Que toute millionnaire en herbe pourra suivre avec succès !

À la fin de ce livre à la fois inspirant et émouvant, qui démontre qu'on peut percer et vaincre le Boys Club qu'est le monde des affaires - même si on est femme et jeune, mignonne et blonde ! - on découvre le journal intime de son père, quelques jours avant sa mort du cancer, et on constate, comme elle, les seules choses qui comptent vraiment dans la vie.

Un livre coécrit (avec émotion et plaisir) par Marc Fisher qui a vu en cette histoire fabuleuse et vraie le complément parfait - et féminin - de son best-seller international Le Millionnaire.

L'avis de MissDupont:

J’avais entendu parler de ce livre à la radio lors d’une entrevue qu’avait donné Eliane quelques jours après qu’il soit sorti en librairie. J’ai été intrigué par ce qu’on en disait. Comme je vous ai dit lors d’une précédente critique, je suis plus portée vers la fiction. Mais j’étais curieuse de connaître les dessous de la montée rapide d’une jeune femme, québécoise de surcroit, vers le succès financier.

Ce ne fut pas ce à quoi je m’attendais! Avez-vous lu Le secret de Rhonda Byrne ? Je m’attendais un peu à ce genre de lecture, mais plus conviviale, plus québécois. Eh bien, non! Oui, on tente de nous encourager à croire en nous et de passer à l’action, mais vous n’y trouverez aucun enseignement tangible pour vous amener à la réussite concrète.

Première des choses, la façon trop familière qui est pris dans ce livre pour s’adresser à nous, afin de nous faire sentir important, ça sonnait faux et très calculateur.

Deuxièmement, Eliane nous ouvre les portes sur son passé afin de nous expliquer comment elle est parvenu là où elle est. Aucun problème à ce niveau, seulement je n’aime pas le ton qu’elle utilise lorsqu’elle parle de ses parents. Ça me faisait grincher des dents. J’avais l’impression d’entendre une petite princesse geindre parce qu’elle n’a pas eu tout ce qu’elle voulait. Certains passages me semblent des pointes gratuites dirigées contre ses parents. Oui, je suis d’accord, son papa était absent… comme la plupart des dirigeants d’entreprises qui tentent de faire fleurir leur entreprise permettant ainsi de subvenir aux besoins de sa petite famille. J’ai eu un papa identique! Il a travaillé dur par amour pour nous et jamais je ne l’ai critiqué pour cela. Vous lirez l’extrait à la fin, vous comprendrez un peu le ton qu’elle prend parfois et que je désapprouve.

Autre point, la façon un peu cavalière qu’elle met fin à un chapitre et débute le suivant. Ça fait très quelconque.

Je n’ai pas trouvé que cette lecture en valait la peine ni qu’elle m’apprenait quoi que ce soit. Mais je dois dire que le passage à la fin du livre, où l’on peut lire le journal que son papa a écrit sur et lors de ses derniers jours sont fabuleux! Si vous tombez sur le livre de La jeune millionnaire, ouvrez-le et lisez les pages 175 à 182! Cet homme aurait fait un grand écrivain!

Dans mon enfance, j'ai trop entendu de promesses sans lendemain: j'ai eu envie d'un avenir autre, d'un avenir à ma mesure, d'un avenir où je ne serais pas déçue à répétition.
Les promesses sans lendemain?
En voici quelques échantillons, qui ont tracé dans mon cœur un sillon:

"Demain, Eliane, on va aller acheter ton mobilier de chambre..."
Zut! Pas de mobilier de chambre!

"On va déménager bientôt à Saint-Sauveur!"
Pendant un an, chaque week-end, des visites exaltantes, mais pas de déménagement: on est restés toute notre vie à Blainville!

"Ce soir, je te prépare ton plat de pâtes préféré!"
Pas de pâtes, mais celles du resto du coin ou du Kraft Dinner.

Extrait du roman

Mon père n'a rien dit, il s'est juste détourné. Avec le recul, je crois que ses yeux étaient mouillés. D'une double émotion. Il était:
1. touché;
2. désespéré.
Mais le Mur ne pouvait pas montrer ses émois, ç'aurait été une faute impardonnable. Même si, je le devinais, il se sentait aussi humilié, après ce camouflet, que lorsqu'on s'était moqué de lui, enfant. Parce qu'il avait pleuré, crime contre sa virilité.
En somme, la (triste) histoire se répétait.

Extrait du roman

Publié dans LittQc, Faits Vécus

Commenter cet article