Moi, Peter Pan

Au Pays Imaginaire, les enfants perdus ont la tête pleine de poux et le ventre fourmillant d'angoisse. Peter, Comte des grimaces et des jeux de Gros-mots, répand sa parole philosophique pour rassurer sa tribu, mais lui aussi est rongé par la tristesse et les doutes depuis le départ de Wendy. Seul face à lui-même, il va devoir affronter sa peur de grandir.
Moi, Peter Pan est un roman contemplatif, onirique et d'une poésie saisissante à lire en empruntant le chemin vers la deuxième étoile à droite avant de filer tout droit jusqu'au matin...
L'avis de MissDupont :
Je sors de cette lecture avec un sentiment de confusion. Confuse, car j'ai le sentiment d'avoir lu sans trop comprendre. Sans doute est-ce ce petit côté philosophique mélangé à la douce fantaisie de Peter Pan.
J'ai senti que l'on avait droit à un Peter Pan dans un contexte plus contemporain en raison de réflexions existentielles propre à notre époque, tout en respectant le côté loufoque que l'on connaît du Monde du Pays Imaginaire tiré du conte original
L'amour, le bonheur, la trahison, le deuil... on a là un texte sérieux qui nous amène vers certaines réflexions. Moi qui m'attendais à m'évader dans l'euphorie fantastique de Peter Pan, je suis quelque peu restée sur ma faim.
Un roman court et songé.
Même si je n'ai pas été emballée suite à cette première lecture, mon petit doigt me dit que si je le redécouvre sans attente à un autre moment... probable que je saurai alors l'apprécier à sa juste valeur.
Ce n'est que partie remise.
Auteur : Michael Roch
Éditions : Folio
Parution : Avril 2019
Pages : 136
La nuit, il y a des ombres pleines de ténèbres qui apparaissent, se déplacent, s'étendent et recouvrent tout comme une grande gueule, gourmande et lente. Les oiseaux sauvages cessent de battre leurs ailes, les grenouilles nocturnes se taisent parfois avec effroi, même les bêtes féroces grognent différemment. « On ne se sent plus du tout invincible », disait toujours Wendy.
