Salon du livre de Montréal 2015

Publié le par MissDupont

Salon du livre de Montréal 2015

C’est Lundi dernier que s’est clôturée la 38e édition du Salon du livre de Montréal à la Place Bonaventure.

38!! Ça veut dire que le salon a vu le jour avant même que mes parents ne pensent à me concevoir.

38!! Et pourtant, je me dois de vous avouer que c’était mon tout premier Salon. Dur à croire n’est-ce pas venant d’une accro aux livres comme moi?! Je me suis toujours dit que c’était le genre d’évènement où je ne devais surtout pas aller. La littérature est une passion, mais elle est aussi une réelle addiction depuis mon plus jeune âge. Impossible de résister à une magnifique couverture, impossible de ne pas succomber à un synopsis accrocheur, impossible de dire oui à l’un et non à l’autre. Il est clair que ce genre de lieu saignerait mon portefeuille. Avais-je raison de me méfier du Salon ? Avais-je tort de ne pas m’y rendre ? Sincèrement, oui et non.

J’avais pris la résolution, l’année dernière, que j’irais au Salon du livre de Montréal en 2015 et pour cela j’avais convenu de me mettre hebdomadairement 5$ de côté afin de me gâter sans trop me saigner. Je vous vois calculer dans votre tête en ce moment! Oui, c’est tout une somme et croyez-moi que le montant que je mets annuellement dans la caisse de ma librairie chouchou n’est rien à côté de ça. Il y a des gens qui voyagent, il y a en a d’autres qui possèdent un chalet, plusieurs ont un cinéma maison… moi je lis! La littérature est une passion pour moi, je vous l’ai dit.

Qu’est-ce que le Salon du livre à travers les yeux de la fille qui se cache derrière Bookivores ?

Vous souvenez vous de votre jeunesse, quand vos parents vous amenaient chez Toys“R”Us? Eh bien, le Salon c’est ça! C’est le temple d’Ali Baba! Ma collaboratrice jeunesse et moi sommes arrivées vers 9h30 le Samedi et nous avons quitté vers 20h30. Je m’y sentais chez moi, j’étais à ma place …un peu comme si ce lieu était mon sanctuaire et dans le fond, pourquoi partir puisque l’on reviendra demain ? « Je veux dormir ici, vivre ici! »

Que fait-on pendant plus de 10h au Salon si l’on est ni auteur, ni employé pour l’évènement ? Croyez-moi, c’est là que ça devient intéressant.

Il n’est pas seulement question de parcourir les allées des différentes maisons d’éditions et de faire la provision de livres, mais bien de partir à la découverte. La preuve, j’ai découvert des maisons d’éditions que je ne connaissais pas, des auteurs qui m’étaient encore inconnus à ce jour, des livres dont je n’avais jamais entendu parler.

C’est aussi l’endroit tout indiqué pour échanger avec des auteurs ô combien sympathiques et passionnants (que vous les connaissiez déjà ou non), de discuter avec d’autres passionnés de lecture tel que vous… qui sait, peut-être que l’un d’eux vous suggèrera votre prochaine lecture coup de cœur.

Autre interaction intéressante que l’on y retrouve : les conférences! Il y en a en tout temps, sur de multiples sujets et ce à divers emplacements dans le Salon. J’ai beaucoup apprécié l’une d’elle, présenté à l’espace Archambault, au sujet de « l’art de la fuite dans le roman » dont les invités sont tous auteurs chez les Éditions Stanké.

Bref, impossible de s’ennuyer et, croyez-moi, vous ne voyez pas le temps passer. Les seuls indicatifs de mes nombreuses heures en ces murs furent mon « évanouissement » au moment de retrouver mon lit ainsi que mes douleurs « aux jarrets » le lendemain.

Pour finir, voici quelques points que j’ai pu constater durant mon week-end:

Se stationner directement dans la Place Bonaventure a des avantages et des inconvénients. Il est en effet ultra pratique d’avoir son véhicule pas loin afin de pouvoir y décharger quelques livres de temps à autre, pour nous alléger bras, épaules, dos! De plus, à un certain moment de la journée, l’achalandage devient tellement intense, qu’un peu de retrait au calme procure un bien fou. Mais, le coût peut s’avérer assez cher merci! Pour notre journée de Samedi, où nous avons été sur place pendant 11h, il en a coûté 22$. Pour ce qui est de Dimanche, où nous avons été présentes un peu plus de 6h, il en a coûté 18,50$.

Autre constatation, les livres papiers ont encore énormément la cote! La dualité entre le livre papier et le livre numérique fait beaucoup jaser depuis l’arrivée de cette technologie. Mais l’achalandage que j’y ai vu, les piles de livres qui s’écoulent jusqu’à être Sold Out pour certains, le sourire des gens tenant leurs nouveaux romans prisés avec dédicaces en prime, l’engouement des enfants et des adolescents dans les Stand jeunesse… tout ceci m’a réconforté sur le sort du livre. Bien que le numérique puisse être pratique à transporter, je ne crois pas qu’il puisse un jour reproduire cet enthousiasme collectif. Comment le pourrait-il ? Seul le livre papier possède cette odeur particulière qui nous rend si accro.

Achalandage du Salon le Samedi après-midi

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Anne-Sophie 27/11/2015 20:34

Aw, cet article me rend encore plus jalouse de toi et tout le monde qui a pu y aller, en fait! :') J'ai juste envie d'être à l'automne prochain où je pourrai m'y rendre sans faire 12 heures de route hihi. PS: Un bain de foule parmi des lecteurs ne fait pas de mal de temps en temps, la lecture étant souvent une activité de solitude.

MissDupont 29/11/2015 22:18

De ce que je comprends en lisant à travers les lignes... tu es hors Québec pour quelques mois encore ?!
Crois-moi, un an ça passe relativement vite et c'est avec le sourire aux lèvres que l'on se croisera peut-être au Salon 2016 ;)
On peut en effet parler de bain de foule à certaines heures et bien que j'ai en horreur de me sentir envahie de la sorte, l'atmosphère de bonne humeur qui y régnait rendait la chose plutôt grisante malgré tout. De plus, de voir que l'on est pas seule à être aussi accro aux livres, ça fait du bien ;)

Fille-de-lecture 25/11/2015 21:22

C'était ma troisième fois cette année à Montréal et j'avoue que j'ai été assez mitigée. J'ai adoré pouvoir rencontrer Kiera Cass, des blogueurs et certains auteurs, mais mon dieu que c'est impossible de ne pas se faire marcher dessus 0_o Et les queues sont très longues pour certains auteurs. Je pense que je ne ramenerais plus 24 livres à faire dédicacer dans une valise et dans un sac à dos lol. En tout cas, c'est dommage qu'on ne se soit pas croiser, j'étais là samedi :D

MissDupont 25/11/2015 21:32

En effet, certaines lignes ne finissaient plus! Le line up d'Eric Emmanuel Schmitt était infernal aussi... bien que j'aurais aimé rencontrer Kiera Cass et ce dernier, disons que de passer la totalité de ma journée en ligne m'a fait changé d'idée.
Par contre, force est d'admettre que malgré ce bain de foule... l'atmosphère était dans la bonne humeur ;)