À moi la liberté!

Publié le par Mlle Lambert

Est-ce que je me suis vraiment sauvée de mon propre mariage sur un coup de tête? Sans avertir ma famille, les invités, ni même mon fiancé? Arrête, Marisol, ce n'est pas grave. Ça peut arriver à tout le monde.

Ou pas...

Quelle idée j'ai eu, aussi, de vouloir me marier à vingt-trois ans, avec mon premier chum? Je me disais qu'on était rendus là, Nicolas et moi, que c'était dans l'ordre des choses, après toutes ces années ensemble. L'étape logique à franchir, quoi! Mais non. Je n'étais plus heureuse. Alors j'ai tout quitté pour atterrir à Ogunquit.

Là-bas, j'ai trouvé le paradis: cours de surf avec le plus beau gars de la terre, rencontres excitantes, souper romantique... Jusqu'à ce que le passé me rattrape et me fasse faire de douloureuses découvertes.

Moi qui pensais qu'un voyage au loin m'aiderait à y voir plus clair... Eh bien, c'est tout le contraire!

Mais je dois arrêter de me poser mille et une questions. Me concentrer sur ce qui m'arrive de beau. Profiter du moment présent. De ma liberté.

L'avis de Mlle Lambert :

La fille qui "choke" à son mariage (cette même fille qui ne fait rien pour elle, ne mange pas de fastfood et qui ne sait même pas partir un bbq...) et s'enfuit sur un coup de tête pour se retrouver sur les plages du Maine avec un beau surfeur... on ne peut pas faire plus cliché, c'est sûr. Mais pourquoi pas? Une fois de temps en temps, vivre dans le cliché peut faire du bien ;)

Aussi, les quelques bribes de pensée du côté masculin viennent agrémenter l'histoire et capter notre attention. Entendons-nous... il est plutôt - lire ici, très - rare de retrouver une touche de masculinité - peu importe la forme, mais surtout en pensées - dans une chick-lit. Pourtant, c'est bien le cas ici!

À moi la liberté! est un roman d'été, parfait pour lire en vacances ou même pour voyager (en pensée) en plein cœur de l'été, en plein mois de juillet, alors que la température ici est loin de nous réchauffer (car, dans peu de temps, bien que rien ne le laisser présager ces derniers temps, le temps frisquet se pointera le bout du nez).

J'ai cependant un peu moins aimé le côté trop stéréotypé de la jeune femme naïve qui ne s'est jamais éclatée, n'a jamais pensé à elle, s'habille en "matante" et qui fait pleins de folies en compagnie d'un beau bronzé seulement 24h après avoir laissé son futur-ex-mari et ses invités en plan le jour du mariage. Marisol est une fille zéro indépendante et qui a très peu confiance en elle...

Mise à part ça, j'ai bien aimé la plume naturelle et bien sentie de l'auteure. Le décor enchanteur dans lequel elle nous plonge m'a terriblement donné envie de découvrir la région d'Ogunquit. Et alors que je ne me suis pas du tout reconnue en Marisol, j'ai adoré le personnage de Rayvan. Un homme au cœur tendre, au physique incroyable et au charme irrésistible. En plus d'être quelqu'un de réfléchi et de sensible. Si j'ai trouvé que Marisol était un peu clichée, Rayvan m’a toute suite charmé par son indépendance et son caractère bien unique!

Pour ce qui est de la fin... Comment dirais-je...
Elle est comme le nez au milieu du visage. Impossible de ne pas le voir.
Elle est comme les p'tits pois chez les enfants. Tu as beau tenter de les camoufler, ils les voient pareil.
Elle est comme un douze roues dans ton entrée.
En gros, elle est ULTRA prévisible (hahahahah!! Malheur à moi pour mes comparaisons poches!)

Bref, ce fût, somme toute, un bon moment de lecture. Un peu cliché, mais qui fait du bien quand même!

xx

Auteure : Joève Dupuis
Éditions : De Mortagne
Parution : Mai 2016
Pages : 277

Je programme mon iPod sur le mode sélection aléatoire de tout mon répertoire. Ce que je choisis d'avance ne s'avère pas une bonne idée, aujourd'hui, alors que la spontanéité fait preuve d'amabilité. Me voilà repartie, pour le meilleur et pour le pire.

Je me lèche les doigts en faisant un constat remarquable: quand ton dernier beigne, la dernière gorgée de ton café et on GPS sont les trois éléments sur lesquels tu peux compter, et que la proximité du cuir de ton auto est le contact peau à peau qui te réconforte le plus, c'est que tu es officiellement en cavale. Seule. Je suis une mariée en fuite. Cette phrase me revient sans cesse en tête.

Extrait p.21

Crédit Photo : Mlle Lambert

Crédit Photo : Mlle Lambert

Publié dans LittQc, Chick-Lit

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