Le mauvais côté des choses

Publié le par Mlle Lambert

Un soir d'automne, un restaurateur de la Petite-Italie est abattu alors qu'il quitte sa pizzeria. Détail troublant: son cadavre a été amputé de la main droite. S'agit-il de l'œuvre d'un psychopathe ou d'un règlement de comptes lié à la mafia sicilienne?

André Surprenant, nouvellement arrivé au sein de l'escouade des crimes majeurs du SPVM, tentera de démêler l'écheveau de cette enquête, dont les ramifications semblent s'étendre à sa propre histoire familiale. Qui était vraiment son oncle Roger, grâce auquel il a obtenu un poste à Montréal? Pourquoi son père, dont la présence est de nouveau signalée à Los Angeles, a-t-il disparu en octobre 1970?

Tandis que Surprenant essaie de faire la lumière sur son passé, mais aussi sur l'identité de celui que la presse a baptisé "l'amputeur des ruelles", les victimes s'accumulent. Et, chaque fois, non loin des cadavres, on trouve une mystérieuse branche d'amélanchier.

L'avis de Mlle Lambert :

Ce qui m’a d’abord charmé dans les premières enquêtes du sergent André Surprenant est l’atmosphère si bien ressenti des Îles de la Madeleine. Ce petit monde plutôt éloigné où tout le monde se connaît, cette température plutôt froide et maussade caractéristique de la région et l’odeur saline du bord de mer… Peut-être est-ce parce que mes racines et une grosse partie de ma famille sont en Gaspésie, mais depuis que le sergent Surprenant a été muté en ville, je ne ressens plus ce confort concernant l’ambiance du roman. Disons que l’atmosphère vient moins me chercher, bien que les enquêtes n’en sont pas moins excellentes.

Notre cher André Surprenant reste fidèle au poste. Il est définitivement toujours aussi têtu. Les règles, selon lui, sont faites pour être contournées. Il fera tout en son pouvoir pour démasquer le coupable et rendre justice aux victimes. J’adore ça de lui! Car il n’a pas peur de se mettre dans l’eau chaude et de risquer son emploi pour parvenir à ses fins.

Ce que j’ai particulièrement aimé dans ce roman est qu’on pénètre un peu plus dans la vie personnelle du sergent. Au fil des livres, on apprend un peu mieux à le connaître sans vraiment qu’il soit accessible. Cette fois, on part à la recherche de son père disparu lorsqu’il n’était encore qu’un garçon et on en apprend un peu plus sur d’où il vient et dans quelles circonstances il a grandit. Beaucoup de surprises et de chamboulement en vue.

Finalement, l’auteur est toujours aussi excellent. Chaque fois que je termine ses romans, je réalise à quel point tout est relié. À quel point l’auteur a vraiment tout prévu. Et je crois que c’est ce qui fait un bon roman policier. Rien n’est laissé au hasard.

xx

Auteur : Jean Lemieux
Éditions : Québec Amérique
Parution : Février 2015
Pages : 374

Eva Brancato, née Donato, reçut Surprenant dans le salon d'un petit cottage de l'avenue D'Auteuil, dans Ahuntsic. Vêtue de noir, son mascara à peine étalé autour de fort beaux yeux verts, la dame avait dû être séduisante avant d'être affligée d'un embonpoint si considérable que Surprenant, au souvenir du cadavre de son mari, se demanda s'ils s'étaient accouplés dans les dix dernières années.

Le policier se butait de nouveau au silence, qui prenait en l'occurrence une couleur conjugale. Luca Brancato était, semblait-il, un mari modèle, un père aimant, un homme qui vivait pour sa famille et son travail. "Nous sommes des enfants d'immigrants. Nous avons appris très jeunes que, si nous voulions avoir quelque chose, il fallait travailler."

Ce qui n'avait pas empêché Eva Crancato de rester à la maison en partie pour s'occuper de la vieille Malvina, sa belle-mère, "qui va mourir de chagrin maintenant.

Extrait p.49

Crédit Photo : Mlle Lambert

Crédit Photo : Mlle Lambert

Publié dans Polar, LittQc

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