La petite boutique japonaise

Publié le par MissDupont

La jolie Pamela a grandi en banlieue parisienne et rêve de devenir geisha. Autant dire que ce n’est pas gagné d’avance. Thad, samouraï dans l’âme, a vécu une enfance morose en Bretagne, rythmée par les séries de kung-fu. Pamela et Thad se rencontrent dans la petite boutique japonaise. Leur passion pour le Japon les rapproche immédiatement. Et puis un beau matin, Thad disparaît, laissant derrière lui une lettre énigmatique et une Pamela… inconsolable.  

Un premier roman pétillant et inspirant, où le monde des geishas sert de décor à une aventure qui se révèle être davantage une véritable quête de soi qu’une simple histoire d’amour. Il faut parfois aller au bout du monde pour se trouver… ou se retrouver.

L'avis de MissDupont :

Ah curiosité quand tu nous tiens!
Je vous fait régulièrement des suggestions lectures, mais je suis aussi très à l'écoute des recommandations des autres également. Comme ce jour où je décolle du travail, allume la radio et tombe sur un petit segment où l'animatrice parle brièvement de sa toute dernière découverte littéraire... Vous l'aurez deviné, il s'agissait du roman La petite boutique japonaise. Elle a su attiser mon intérêt afin que j'en vienne à le lire également.

Si au tout début j'ai eu quelque réserve au moment où je suis tombée sur un passage d'un bonzaï bien particulier qui aurait la faculté d'interargir avec l'homme (Un arbre qui parle? Really ?! Wtf!), alors que le livre n'est pas sensé être du genre fantastique... cela n'a pas duré longtemps. La plume d'Isabelle Artus est tellement sublime qu'on se laisse vite emporter dans le récit. C'est doux, sensible et bien que le sujet soit quelque peu déchirant, j'ai eu un impression d'apaisement en lisant ce roman.

Par contre, petit bémol pour ma part, il y a beaucoup de références (exemple : la série Kung Fu ou encore à Yoko Tsuno ou le film Sept Mercenaires et ainsi de suite) qui faisait en sorte que je manquais parfois de repères lors de ma lecture puisque je ne les connaissais pas et qu'il aurait été bon que j'aie une note en bas de page. Cela dit, quelqu'un qui est beaucoup plus familier que moi avec tout ce qui se rapporte à la culture japonaise, serait agréablement comblé d'après moi avec ce magnifique premier roman de Mme Artus.

Auteure : Isabelle Artus
Éditions : Edito
Parution : Avril 2016
Pages : 333

Du bout des doigts, elle caressait l'ombre de son souvenir, en épousait les contours puis laissait sa main retomber, lourde, inconsolable, comme tout le reste de son corps. Combien de temps réussirait-elle à retenir les quelques traces qui subsistaient de lui, son parfum poivré qui imprégnait encore le fauteuil et les draps. Que fallait-il appeler de ses vœux : un signe de vie ou l'amnésie? Combien de temps pour que ce nom prononcé tout bas passe comme un souffle sans rien abîmer? Combien de jours jusqu'à l'oubli?

Extrait p.113

Crédit Photo : Bookivores

Crédit Photo : Bookivores

Publié dans Général

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