La pomme de Justine

Publié le par Mlle Lambert

Justine a 18 ans et se remet d’une relation amoureuse difficile. Alexandre, 28 ans, ne fait plus confiance aux femmes, surtout aux jeunes femmes, depuis que de fausses accusations d’agressions sexuelles lui ont volé sa réputation et son emploi. Une amitié inattendue, le temps d’un été, vient toutefois panser leurs blessures, mais la complicité pourra-t-elle être plus forte que le passé et la différence d’âge? De la forêt sauvage au cégep où ils se retrouveront sans le vouloir, au-delà des interdits et des idées reçues, l’amour emprunte bien des détours.

L'avis de Mlle Lambert :

J’ai vraiment adoré cette histoire! Au départ, je n’étais pas certaine de cette histoire d’amour entre un homme de 28 ans et une jeune femme de 18 ans. Ayant moi-même eu un copain pas mal plus âgé auparavant, j’étais bien placé pour savoir que malgré le fait qu’en amour il n’y a pas d’âge, avec une différence de 10 ans on est loin d’être à la même place dans la vie. Normalement, un homme de 28 ans a des rêves, des objectifs et des responsabilités très différents de ceux d’une jeune fille de 18 ans. Ayant beaucoup plus de vécu, il est généralement beaucoup plus mature. Bref, tout fait en sorte pour que ça ne fonctionne pas quand une différence d’âge aussi grande est jumelée avec le fait qu’ils sont tout jeunes (parce qu’en vieillissant, les nombreuses différences tendent à s’estomper). Tout ça pour dire que j’ai commencé cette histoire un peu septique d’une belle histoire d’amour crédible entre nos deux personnages principaux.

Cependant, je me suis rapidement laissée prendre au jeu. Les personnages sont ultras attachants et notre chère Justine m’a énormément surprise avec sa grande maturité et son côté responsable qui tient plus d’une jeune femme de 22-23 ans que d’une jeune fille de 18 ans. Ce personnage, avec sa personnalité unique, sa persévérance, son indépendance, sa gentillesse, son honnêteté et sa simplicité fait maintenant partie de mes personnages coups de cœur de 2017. Aussi, le fait qu’on se retrouve alternativement dans la tête de Justine et dans celle d’Alexandre nous permet de comprendre ce qu’ils ressentent et comment ils voient les choses (leur relation, la différence d’âge qui les sépare, etc.), mais aussi ce qui les amènes à passer par-dessus tout ça pour être ensemble (car c’est facile pour la jeune fille qui n’a rien à perdre et qui a très peu d’éléments de comparaison, mais cela s’avère beaucoup plus compliqué et avec beaucoup plus de conséquences pour cet homme de 28 ans qui met sa réputation et son travail en jeu). De cette façon, on voit aussi bien ce qui les unit, leurs intérêts communs et les discussions passionnées qu’ils peuvent avoir ce qui les rapproche beaucoup et leur fait oublier les nombreuses différences qui les séparent.

Bref, pour moi, cette histoire est bien plus qu’une histoire d’amour entre un homme et une jeune fille. C’est l’histoire de deux personnes qui vivent des épreuves difficiles, qui touchent le fond et se retrouvent pour s’aider à surmonter les épreuves et grandir de tout ça. On assiste à tout un processus de guérison. Ce roman est léger et profond à la fois. Il y a, certes, de petits moments mignons et légers ainsi qu’une histoire d’amour qui se développe, mais il y a aussi des moments plus réfléchis et d’une grande profondeur de deux êtres qui se retrouvent dans leur malheur pour grandir et retrouver le bonheur de la vie ensemble.

Finalement, quelques lecteurs semblaient reprocher une fin trop rose à ce roman, pourtant moi – je ne sais pas si c’est à cause de mon petit côté rêveuse et quétaine – mais j’ai adoré la fin! Une histoire remplis d’espoir et qui finit bien, quoi demander de mieux!

xx

Auteure : Valérie Harvey
Éditions : Québec Amérique
Parution : Février 2013
Pages : 320

Alexandre entendit le bruit de ses pas et les coups à la porte. Il se dirigea vers l’entrée, fâché que la jeune fille ose revenir. Pourtant, quand il ouvrit, il n’y avait personne, excepté un sac à lunch bleu. Il le prit, intrigué, et l’ouvrit. À l’intérieur, il y avait un mot.

Je m’excuse pour hier. Je croyais
que vous étiez malade, c’est pourquoi je
suis entrée.

Il froissa le papier, furieux qu’elle tente de s’immiscer dans ses affaires. S’il avait besoin de quelque chose en ce moment, c’était que cette jeune idiote le laisse tranquille! Il reprit le papier qu’elle avait utilisé, le défroissa et chercha un crayon pour lui répondre au verso :

Pas besoin de rien. Tu
Peux éviter le coin,
s.t.p.?

Extrait p.23

Crédit Photo : Mlle Lambert

Crédit Photo : Mlle Lambert

Publié dans LittQc, Romance

Commenter cet article