La fois où… j’ai suivis les flèches jaunes

Publié le par Mlle Lambert

Mon nom est Mali Allison : psy de formation et écrivaine de passion. Récemment, j’ai fait face au vide – le grand néant littéraire. Mon écran était blanc; mon inspiration, sèche comme une tarte au sable.

« Tu penses trop, Mali » ne cessaient de me répéter ma petite voix intérieure ET mon chum avec qui rien n’allait plus. Il me fallait « trouver des réponses » …

Un truc sur ma bucket list depuis longtemps s’est imposé de lui-même; une petite marche de santé mentale de 700 kilomètres sur le mythique Camino francés, en Espagne.

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Mes consœurs affirmaient que seuls de vieux bohèmes toujours sous l’effet de vapeurs obscures des années 1970 faisaient ce périple. Je croyais pour ma part que cette balade bucolique entre les vignes s’avérerait un jeu d’enfant.

Tout le monde avait tort.

En réalité, la Compostelle, c’est le chevauchement de trois défis complémentaires à relever armé d’un sac à dos rempli de peurs. Le reste du temps, on rencontre des âmes-lanternes, on chante du Cabrel avec des cigognes, on engloutit des quantités de papas bravas et on prend des selfies devant des églises millénaires.

L’important, au bout du compte, reste de suivre les flèches jaunes… sans trop perdre le nord!

L'avis de Mlle Lambert :

Comme pour tous les autres romans d’Amélie Dubois que j’ai eu la chance de lire jusqu’à maintenant, j’ai trouvé celui-ci ultra rafraîchissant!

N’ayant pas lu sa série Chick-lit, c’est la première fois que je rencontrais la fameuse Mali Allison (Pssst! Pour ceux qui ne le savent pas encore, Mali Allison = Amélie Dubois) et je l’ai trouvé vraiment très attachante. Son habitude à l’exagération rend l’histoire encore plus drôle!

Amélie Dubois nous offre ici un roman plus sentimental et plus profond que ce à quoi on est habitué avec ses autres romans. Je vous avoue que ça m’a pris un peu plus de temps à accrocher à l’histoire étant donné que c’était vraiment différent de ce à quoi je m’attendais en ouvrant un livre d’Amélie Dubois, mais, après quelques chapitres, j’ai vraiment embarqué dans l’histoire et la fin m’a vraiment beaucoup plu! Et puis le roman reste très drôle malgré le côté plus spirituel, car il est ponctué de notes de bas de page hilarantes où l’auteure interagit directement avec nous, les lecteurs.

En plus de me faire rire et de me faire vivre toutes sortes d’émotions, ce roman m’a également donné terriblement envie de m’envoler pour l’Espagne. Parcourir la Compostelle semble si enrichissant! Je me suis donc retrouvé, bien malgré moi, scotchée devant mon ordinateur à m’informer sur cette incroyable expérience. ;)

Bref, je terminerai sur ce point que l’auteure nous illustre si bien dans ce roman : que ce soit sur le chemin de la Compostelle ou dans la vie en général, les gens qui croisent notre chemin nous apportent tous quelque chose, et ce, peu importe le temps où nos routes évolueront côte à côte. Il est donc important d’apprécier chacun de ces moments, mais surtout de rester ouvert à la rencontre et à la communication.

xx

Auteure : Amélie Dubois
Éditions : Les Éditeurs Réunis
Parution : Novembre 2016
Pages : 430

- Vous savez, c’est la troisième fois que je marche sur la Compostelle. Vous devez retenir une chose, mes gentes dames : peu importe le nombre de kilomètres parcourus, votre route se divisera toujours en trois étapes bien distinctes. Le premier tiers du chemin constitue un défi physique où l’on apprend à gérer la douleur, à l’accepter, à vivre avec elle et à reconnaître ses limites. Le deuxième tiers du parcours se transforme en un défi moral, où le mental prend le contrôle de la démarche… et pas toujours pour le mieux! Cette étape pénible est essentielle, car, pour le dernier tiers, le mental s’essouffle et lâche prise pour céder la place à l’aspect spirituel. C’est à cet instant que le pèlerin prendra vraiment conscience des différents messages et enseignements que le chemin avait à lui partager. Une transformation qui s’élève de la racine des pieds jusqu’à l’âme. Acceptez donc chaque étape comme un passage, une nécessité, et

gardez en tête que le vrai chemin débute seulement quand nous terminons de le marcher.

Extrait p.135

Crédit Photo : Mlle Lambert

Crédit Photo : Mlle Lambert

Publié dans Chick-Lit, LittQc

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