L'enfant mascara

Publié le par Mlle Lambert

 

L’enfant mascara est une histoire d’amour à sens unique, comme on en voit partout, dans toutes les écoles secondaires. À cette différence qu’elle se conclut de manière particulièrement tragique. Inspiré par des faits réels qui se sont déroulés dans la ville d’Oxnard, en Californie, Simon Boulerice transpose dans la fiction l’un des meurtres homophobes, voir transphobes, les plus violents à s’être produits aux États-Unis, tout en rendant hommage à Larry/Leticia, un être rempli de désir, d’éclat et d’arrogance, dont la vie n’aura été que fulgurance.

L'avis de Mlle Lambert :

La plupart d’entre vous savez à quel point je raffole des œuvres signés Boulerice. ;) Et c’est avec un énorme plaisir que je vous présente ici l’une de ses plus récentes créations.

L’enfant mascara est un roman très émotif, basé sur les évènements tragiques du 12 février 2008 au collège E. O. Green Junior High School à Oxnard, en Californie, où un jeune étudiant (Larry King), âgé de quinze ans, s’est fait assassiner par son collègue de classe, âgé de quatorze ans, après que Larry lui ait demandé d’être son valentin.

Par le biais de ce roman, Simon Boulerice rend hommage à Larry/Leticia avec brio. À travers un personnage flamboyant, aux mille couleurs et des plus attachants, l’auteur traite de l’homosexualité, de la transexualité et de l’homophobie avec une certaine légèreté dont seul Simon Boulerice est capable! Utilisant un mélange des genres – acrostiches, témoignages (sous forme de verbatim), poèmes… - l’auteur aborde un sujet difficile et sensible avec un tel doigté et une telle finesse qu’on ressort de notre lecture touchés et grandis plutôt que traumatisés. ;)

L’enfant mascara est un roman lourd de sens, basé sur un fait vécu, qui permettra sans aucun doute une plus grande ouverture d’esprit chez les jeunes comme les moins jeunes.

Encore une fois, Simon nous offre un roman court et poignant. Comme pour chacune de ses œuvres, j’ai été triste de le terminer. Je me surprends à chaque fois à souhaiter que ses romans soient plus volumineux – pour pouvoir m’y plonger plus longtemps et étirer mon plaisir, pour ensuite me raviser – car on sait bien que cela enlèverait tout le charme de ses romans. Simon a un don pour raconter les choses de façon crues, sans passer par quatre chemins, tout en gorgeant chacun de ses mots d’une énorme profondeur!

xx

Auteur : Simon Boulerice
Éditions : Leméac
Parution : Septembre 2016
Pages : 180

Crédit Photo : Mlle Lambert

Crédit Photo : Mlle Lambert

Publié dans LittQc, Jeunesse

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