Ma fugue chez moi

Publié le par MissDupont

Pourquoi les décisions qui nous font du bien rendent-elles les autres tristes ?

Anouk, 14 ans, cheveux châtains et lunettes rouges, a fugué quelques jours avant Noël.
C'est du moins ce que croit sa famille. La police enquête, son père et sa soeur placardent partout des avis de recherche sur les murs de la ville et sur Facebook.
Mais, en vérité, Anouk n'est pas une aventurière.
Et puis il fait si froid dehors, en décembre.
Alors elle a trouvé une bien meilleure idée, aussi improbable et étrange soit-elle...

L'avis de MissDupont :

On a tous déjà eu envie de fuir une situation qui nous dépasse, qui nous afflige. Peut-être qu'en fait nous fuyons tous à un moment où un autre... seulement, nos fuites sont parfois plus subtiles que ces fugueurs dont on voit le portrait-robot sur les médias sociaux.

Plus j'y réfléchis et plus ça se confirme dans ma tête. Je suis une fugueuse! Le deuil de mes parents en 2015 était trop douloureux à porter et j'ai fugué... dans mes livres!

 

Il en va de même pour Anouk, qui a besoin de se soustraire de son mal-être, qui a de besoin de fuir son quotidien... mais l'initiative de partir est trop effrayante en même temps. Elle le fera toute de même, à sa façon. Elle pourra se retrouver en tant qu'individu, voir les choses sous une autre perspective et ça lui permettra - ainsi qu'à son entourage - d'avancer dans la vie.

 

Avec Ma fugue chez moi, on aborde autrement le sujet du harcèlement à l'école,  du parent absent et de la famille éclatée.

Un roman fort intéressant, quelque peu troublant, mais Ô comment révélateur sur l'importance de la communication.

 

La fuite n'est pas une solution aux problèmes qui se forment à travers notre route, mais parfois c'est la seule avenue qui nous permettra de mieux nous épanouir par la suite.

Auteure : Coline Pierré
Éditions : Rouergue
Parution : Mars 2016
Pages : 119

14h02

Les maisons sont les lieux fantômes de nos existences. Elles sont là, immuables, presque éternelles. Tant qu'on ne vit pas dans un pays en guerre, on peut quitter sa maison confiant, en sachant qu'on la retrouvera en rentrant. J'ai toujours aimé imaginer qu'il s'y passait des choses mystérieuses et fabuleuses en notre absence, que les meubles se mettaient à bouger, que la vaisselle dansait, que les livres papotaient ensemble. Mais maintenant que je vois l'envers du décor, je constate que la vie intérieure de la maison est aussi insignifiante que celle de beaucoup de collégiens.

Extrait p.33

Crédit Photo : Bookivores

Crédit Photo : Bookivores

Publié dans Drame, Jeunesse

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