Sous la ceinture : unis pour vaincre la culture du viol

Publié le par MissDupont

Ce livre donne la parole à des gens qui ne se prononcent pas d’emblée sur la culture du viol. Des femmes et des hommes qui ne montent pas nécessairement aux barricades pour énoncer leurs points de vue. Montre que cette insidieuse menace peut se cacher dans un petit coin et qu’il est facile de ne pas la voir. Expose la fréquence et l’abondance des comportements qui contribuent à la perpétuation de ce rapport de force malsain.

Parce que « qui ne dit mot consent », nous avons voulu dire, crier, hurler le sujet. Le mettre en mots, en images, en idées, en points d’interrogation.

Pour ouvrir une porte aux dialogues.

L'avis de MissDupont:

Sous la ceinture c'est un collectif où chacun aborde à sa façon le thème de la Culture du Viol! Que ce soit par la poésie, par un court récit fictif - mais ô comment criant de vérité-, par une mise en situation aux allures de pièces de théâtre, ou encore par l'écrit du vécu tout simplement. 

 

Sous la ceinture c'est l'occasion de verbaliser sur le problème de la Culture du Viol, de sensibiliser en quelques sortes la population. Parce qu'une femme sur trois est agressée au moins une fois dans sa vie et que trop souvent - la plupart du temps - l'agresseur n'est pas dénoncé.  

Je le sais. 

J'en suis. 

 

Sous la ceinture c'est une façon de dire "Ça suffit! Il faut que ça change! Il faut QU'ON change!"
 

Auteurs: Collectif sous la direction de Nancy B.-Pilon
Éditions: Québec Amérique
Parution: Octobre 2016
Pages: 184
 

Peut-être qu'à cause du vieux dicton qu'on nous répète ad nauseam depuis notre première peine d'amour : "Suis un homme, il te fuit; fuis un homme, il te suit", nous sommes programmées à nous faire désirer en mettant une distance. À être poursuivies. Nous avons peut-être tendance à penser qu'en nous refusant à lui, son envie va décupler.
Quelles qu'en soient les raisons, dans le contexte où le partenaire n'est pas au courant de notre consentement tacite, du jeu auquel on l'invite à participer, un refus ne devrait jamais être considéré comme un préliminaire.
Parce que la personne qui passera après notre "Non... non... ben là, pourquoi tu continues pas ?", elle aura peut-être vraiment envie d'arrêter.

Extrait p.91

Crédit Photo : Bookivores

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