Quand les grands jouaient à la guerre

Publié le par Mlle Lambert

 

La guerre éclate alors qu’Ilona n’a que neuf ans. Contrainte de quitter son pays, la jeune fille doit tout abandonner derrière elle. S’achève alors l’enfance insouciante, et commence un long et difficile exode. Le regard de cette réfugiée nous force à affronter les parts d’humanité et de cruauté qui coexistent en nous. Un témoignage bouleversant. À lire et à relire.

L'avis de Mlle Lambert :

Quand les grands jouaient à la guerre n'est pas un roman de fiction, mais plutôt un témoignage. Contrairement à ce que je lis d'habitude, c'est un roman où l'auteure raconte vraiment SON histoire... ou plutôt son enfance.

Ce roman, comme le titre le mentionne, traite d'un sujet plutôt sensible, la Deuxième Guerre mondiale. J'ai voulu lire ce roman, car cette période où Hitler est au pouvoir m'a toujours énormément intéressée. Non pas parce que j'appuie ses gestes (bien au contraire), mais parce que ce fût une période complètement bouleversante et longtemps, je me suis demandée les motivations qu'avaient les gens de vouloir cet homme ignoble et non cultivé au pouvoir. Bref, tout ça pour vous dire que mon intérêt m'a mené à lire le Journal d'Anne Frank ainsi que la biographie d'Hitler. J'en ai donc beaucoup appris sur les choses atroces qu'a dû subir la population juive à cette époque, mais également sur les motivations ainsi que les circonstances qui ont permis à Hitler de se rendre au pouvoir.

Dans ce cas-ci, l'histoire est racontée par une jeune fillette qui vit à Varsovie en Pologne et qui, malgré sa réticence à quitter ses amis, son école et sa maison, doit entreprendre un exode terriblement difficile pour sa survie et celle de sa famille. Elle devra vivre des choses épouvantables pour finalement être épargnée, mais cela laisse des marques profondes sur le cœur d'une jeune enfant suite aux épreuves vécues.

Ce roman m'a énormément touché! Ce que j'ai le plus aimé du livre, c'est qu'il est raconté par une jeune fille à qui l'on n'explique pas nécessairement tout ce qui se passe. Elle est séparée de ses amis et elle doit quitter sa maison à cause de la guerre, mais ça s'arrête là. Pendant plusieurs années, elle est laissée dans l'ignorance, sans repaire et avec personne avec qui parler. La faim et la solitude ont brisé son enfance, mais malgré tout, elle a survécu.

Finalement, Quand les grands jouaient à la guerre est un roman qui expose à merveille le pouvoir de la résilience humaine. Comme le dit si bien l’auteure, « l’homme est capable des pires crimes, mais aussi des plus grands actes d’héroïsme ».

xx

Auteure: Ilona Flutsztejn-Gruda
Éditions: Leméac
Parution: Août 2016
Pages: 198

C’était l’été 1939, le dernier été avant la guerre. Cette guerre qui a bouleversé la vie de millions de gens, sans parler de ceux à qui elle l’a enlevée. J’avais neuf ans.

Et pendant que les grands discutaient de l’imminence de cette guerre et cherchaient comment faire pour s’en protéger, j’étais occupée à tout autre chose.

C’étaient les dernières vacances en temps de paix, et nous, les enfants, jouions comme d’habitude, sans nous rendre compte que cela ne se reproduirait plus jamais.

Extrait p.7

Crédit Photo : Mlle Lambert

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Publié dans Témoignage

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