On finit toujours par payer

Publié le par Mlle Lambert

Lorsque, une nuit d’octobre, une jeune femme est assassinée de façon mystérieuse aux Îles-de-la-Madeleine, le sergent André Surprenant refuse de croire au scénario trop lisse vers lequel pointent les indices. Il cherchera plutôt à percer les secrets des insulaires de cet univers clos et venteux, et ses méthodes peu orthodoxes l’amèneront à tirer des conclusions imprévues.

L'avis de Mlle Lambert:

Wow! Ce roman est vrai un coup de cœur!

Je peux vous garantir que les amoureux de romans policiers seront plus que comblés avec cette œuvre de Jean Lemieux! Un meurtre sordide, un temps pluvieux d’octobre et la fraîcheur typique des Iles-de-la-Madeleine… tous les éléments sont réunis dans ce petits bijoux pour créer l’ambiance idéale! Ajoutez-y des personnages intéressants ainsi qu’un sergent attachant et soucieux du détail et vous avez devant vous un vrai roman policier comme on les aime!

On finit toujours par payer est un roman qui nous captive de la première à la dernière page! Les descriptions – tant au niveau des personnages que des lieux aux couleurs locales – sont sublimes. Les chapitres sont courts et apportent toujours une nouvelle pièce au puzzle. L’histoire déboule très vite. Les pistes se chevauchent et nous mènent dans plusieurs directions. On n’a qu’une seule envie; connaître la suite et démasquer le coupable! Et même lorsqu’on croit tout savoir et qu’on pense que l’histoire est sur sa fin, l’auteur nous surprend au détour!

Bref, dans ce roman, Jean Lemieux fait preuve d’un incroyable talent et n’a rien à envier aux autres grands auteurs de romans policiers que nous connaissons!

xx

Auteur: Jean Lemieux
Éditions: Québec Amérique
Parution: Août 2016
Pages: 286

Un jour, dans trente ans, dans cent ans, le cap entier s’effondrerait, miné à sa base. La mer avait raison de la pierre, toujours. Ce n’était qu’une question de temps. La fatigue s’abattit sur Surprenant, comme s’il venait d’endosser un scaphandre. Il ressemblait à ce cap. Il ne possédait plus la vigueur de ses trente ans. L’âge le rongeait, avec la patience des marées. Sa rébellion contre Gingras était le soubresaut d’un esprit sénile et présomptueux. Il avait mal jaugé les risques de son insubordination. Tant face à ses hommes qu’à lui-même, il avait voulu montrer qu’il n’était pas un sergent de campagne. S’il ne prouvait pas que Gingras avait tort, il serait traduit devant un comité de déontologie. Désobéissance à un supérieur. Il écoperait d’une réprimande. La sentence, si elle ne lui valait pas une rétrogradation, le priverait à coup sûr d’avancement.

Extrait p.218

Crédit Photo : Mlle Lambert

Crédit Photo : Mlle Lambert

Publié dans LittQc, Polar

Commenter cet article