Le vol de l'oiseau mécanique

Publié le par MissDupont

Le vol de l'oiseau mécanique

Pendant les années 1930, dans un quartier juif de Toronto, Benjamin Kleeman tombe amoureux d'une jeune fille noire, originaire de la Louisiane et passionnée de jazz.

La mère de Benjamin est une immigrante italienne qui traîne un passé douloureux et son père, bien que talentueux, est un inventeur raté de jouets mécaniques. Benjamin commence en cachette l'apprentissage de la magie, une expérience pleine de surprises et d'embûches qui changera sa vie.

Avec tendresse, humour et fantaisie, Cary Fagan évoque l'ascension d'un jeune homme vers une forme de célébrité singulière, dans un récit d'une vitalité délicieuse.

L'avis de MissDupont:

Je ne vous cacherai pas que c'est essentiellement la couverture qui m'a accroché lorsque j'ai pris connaissance de ce livre, car le synopsis nous laisse entendre que l'on retournera plusieurs années en arrière et donc qu'il s'agit probablement d'un roman à saveur historique.
Je ne suis pas friande pour ce genre littéraire et je dois admettre que l'époque dans laquelle se déroule l'histoire ne m'a pas causé trop de problème.

On parle ici d'un roman, écrit par un auteur canadien anglais, dont le titre original est Bird's eye et qui a été traduit en français par Lori Saint-Martin et Paul Gagné.
Super traduction soit dit en passant! La plume est tout à fait agréable.

Là où j'ai eu du mal, c'est dans l'absence d'attachement que j'ai ressenti pour les personnages. Bien que l'auteur fut très créatif pour ce qui touche au récit, au talent particulier d'inventeur du père et de la passion originale du fils, il n'a pas su me garder captivé en raison du manque d'émotion. Comme si je me trouvais être spectatrice d'un passé auquel je n'ai aucun lien et donc aucun ressenti.

Bref, une lecture sommes toute plaisante, mais sans grand artifice pour ma part.

Auteur: Cary Fagan
Éditions: À l'étage
Parution: Avril 2016
Pages: 195

 

Je vois mon père rentrer à la maison à pied non pas de sa démarche habituelle, mais penché vers l'avant à cause d'une migraine qui lui élance la tête. Peut-être attribuable à l'épaisse fumée dans laquelle baignait l'arrière-boutique du café de Dupont, où il a perdu ses cinq derniers dollars aux dés. Il s'est arrêté pour regarder dans une vitrine où étaient exposés des membres artificiels et, malgré la douleur, il s'est roulé une cigarette. Ses cigarettes n'étaient jamais aussi serrées et uniformes que les miennes, réflexion qui lui a fait penser à mes nombreuses absences.

Extrait p.107

Crédit photo: Bookivores

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