Le cri du cerf

Publié le par MissDupont

Couverture édition 2016
Couverture édition 2016

Un matin brumeux d'octobre, Kate plonge dans les eaux glacées de son lac près du paisible village de Perkins, dans les Cantons-de-l'Est, et trouve, flottant à la dérive, le cadavre d'une fillette. Plus tard, une seconde victime confirmera la présence d'un tueur en série dans les environs.

Qualifiée par ses pairs d'asociale et de vindicative, le sergent Kate McDougall devra mener l'enquête la plus difficile de sa carrière. Pour démasquer la Bête, elle aura à affronter ses démons et à remonter le fil douloureux de son passé.

Une démarche qui l'entraînera au cœur d'un cauchemar et qui menacera de briser le fragile équilibre sur lequel elle a bâti sa vie. Une vie marquée par le cri du cerf.

L'avis de MissDupont:

Chapitres courts mais efficaces!
L'auteure ne tarde pas à entrer dans l'action. Dès le départ, on entre dans le vif du sujet par la découverte du cadavre d'une fillette de 9 ans.

Dans ce livre, à la narration omnisciente, le récit ne s'essouffle jamais! Chaque chapitre est construit comme une scène que l'on peut voir dans notre imagination comme si elle était projetée sur notre télévision. D'ailleurs, ce fut chose réelle ce printemps, puisque ce livre a eu droit à une adaptation - sous le nom de Séquelles - de 6 émissions de 60 minutes sur la chaîne de Série +.

Notre personnage principal, Kate McDougall, est une enquêteuse de la SQ traînant un lourd passé qu'elle tente tant bien que mal à garder secret. Elle est aux prises avec de sérieux cauchemars qui hantent ses nuits au point où elle accumule le manque de sommeil, compromettant ainsi son enquête sur le meurtrier du lac - ou encore "la Bête" comme le surnomme le narrateur - ainsi que sa propre sécurité.

Au fil de notre lecture, on côtoie la mort d'une façon qui nous amène à la réflexion sur ce qu'elle représente pour nous. Je crois que dépendamment du vécu du lecteur, le livre l'atteindra de façon différente. Personnellement, ce livre m'a scié en deux. Il est parfait en tout point, tellement que je termine cette lecture avec le besoin de lire la totalité des œuvres de l'auteure.

J'ai toujours eu une grande fascination pour le métier d'embaumeur. Côtoyer la mort de façon aussi intime, chaque jour... j'en ai des frissons. Personnellement, j'en serais incapable, mais j'ai beaucoup de respect pour ceux qui choisissent ce métier.
Le temps d'un chapitre, j'ai eu le sentiment que l'auteure m'offrait une fleur en assistant à l'embaumement de la fillette. Mais plutôt qu'être terrifiant comme je m'y attendait, j'ai été surprise de trouver ça beau et serein. Chaque geste posée est délicat et respectueux.

La plume de Johanne Seymour est vraiment sublime.

Le suspense est si présent qu'il engendre une profonde addiction. On-ne-veut-pas-fermer-le-livre-tant-qu'il-n'est-pas-fini!

Ce qui m'amène à vous parler de la fin!
Soyez sans crainte, je ne vous dévoilerai rien... ce n'est pas mon genre.
Par contre, si vous êtes le genre de lecteur curieux qui à pour habitude d'aller fouiner à la fin du livre PENDANT la lecture... retenez-vous!
Je vais y aller d'une allégorie... Ce livre est en quelque sorte un sundae et l'épilogue est la cerise, mais c'est tout une cerise et il faut absolument la manger à la fin.
Voilà 😄

Auteure: Johanne Seymour
Éditions: Libre Expression
Parution: Septembre 2012
Pages: 332

Au moment où elle avait aperçu le corps sur l'eau, Kate s'était mise en mode sauveteur. Sans perdre une seconde, elle avait pris l'enfant à bras-le-corps et s'était débattue avec la masse inerte pour la ramener jusqu'à la rive. Après de laborieux efforts aquatiques, épuisée et à bout de souffle, elle avait réussi à traîner la fillette hors de l'eau. En la retournant sur le dos pour tenter de la réanimer, elle avait dû se rendre à l'évidence: ses efforts seraient vains. La fillette avait la gorge tranchée.

Extrait p.13

Crédit photo: Bookivores

Crédit photo: Bookivores

Publié dans Polar, Thriller, LittQc

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