La carapace de la tortue

Publié le par Alyson

La carapace de la tortue

Auteure: Marie-Laure Hubert Nasser
Éditions: Folio
Parution: Mai 2016
Pages: 283

Quatrième de couverture:

Notre monde n’est qu’apparence. Et dans cet univers codé et réservé aux silhouettes jeunes et belles qui hantent les pages des magazines, nombreuses sont les femmes qui ne trouvent pas leur place. C’est le cas de Clotilde, une héroïne pas comme les autres puisqu’elle est pourvue d’une physionomie qualifiée dès sa petite enfance de « grosse, pataude, maladroite et laide ». Au regard de cette étiquette qui lui colle à la peau, Clotilde s’est réfugiée dans un quotidien où elle tente de disparaître pour ne pas déranger le monde qui tourne sans elle. Tête baissée et corps enseveli sous une peau gonflée de kilos superflus, elle avance dans la vie à pas lents, avec une seule certitude, celle de ne pas avoir de place dans cette société.

Son installation à Bordeaux, sa ville natale va l’entrainer dans de nouvelles aventures. Une seconde naissance. La découverte de voisines des plus étonnantes. Drôles, fantaisistes, et en quête d’un bonheur incertain. Puis, l’amour d’un enfant et qui sait, celui d’un homme ?

Une nouvelle existence, presque entièrement réglée dans un quartier où l’on observe à la loupe et parfois au vitriol la vie des autres. La recherche d'un travail va la conduire par le plus heureux des hasards à pénétrer un cercle bien fermé, celui de l’art contemporain.

C’est donc dans un musée en quête de création et d’esthétisme que Clotilde va s’épanouir.

Un hymne à l’amitié, à la culture et à la différence. Une écriture décomplexée et vive qui fait l’éloge de la disgrâce.

L'avis d'Aly:

J'étais plutôt emballée à l'idée de lire ce roman. Malheureusement, après quelque minutes, je m'égare, je pense à autre chose. J'ai un mal fou à suivre l'histoire qui me semble sans contenu.

Dans l'espoir d'un monde meilleur, Clothilde repart faire sa vie auprès de sa tante qui possède un immeuble à logements à Bordeaux. Elle y rencontre plusieurs habitants tous aussi différents les uns des autres... Je n'ai pas tant l'impression qu'ils lui ont permis d'avancer dans sa quête et parfois même certains l'ont empêché d'avancer.

J'ai pour mon dire ''on ne fesse pas sur quelqu'un qui est déjà à terre''. Il faut dire qu'elle n'a pas la plus grande estime d'elle même et qu'elle ne s'entoure pas nécessairement des bonnes personnes.

J'ai trouvé que l'emphase avais surtout été mise sur les locataires plutôt que sur Clothilde, ce qui ne m'a pas plus aidé à garder le focus. Je comprend aussi que c'est difficile de se rebâtir, qu'il y a des embûches, des haut et des bas.. mais aucun - je dis bien aucun - élément déclencheur! J'avais l'impression de rouler dans une Lada sur la transcanadienne en plein milieu des prairies. C'est long longtemps et en plus le français utilisé dans l'histoire est un vrai français européen dur à suivre pour nous, cousins québécois.

Il y a bien sur un point que j'ai aimé... c'est qu'elle nous fait part de ses états d'âmes via son journal intime. J'ai sensiblement eu un petit ''kick'' mais sans plus. Peut-être avais-je trop d'attentes?

Clothilde entrebâilla sa porte pour ne pas l'effrayer. Lui offrit, comme les semaines précédente, ses bras dodus et un coussin douillet. L'installa face à la télé avec un grand bol de chocolat. La toute première fois elle avait légèrement ouvert le battant, pensant que le monsieur du deuxième, à gauche, allait venir chercher sa progéniture. Les mercredis suivants, elle avait renoncé, car ce dernier ne redescendait jamais. Léo vivait dans l'escalier. Chaque marche avait son histoire.

Extrait du roman

Publié dans Épreuve

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