Dérailler

Publié le par MissDupont

Dérailler

Auteure: Brigitte L'archevêque
Éditions: Québec Amérique
Parution: Février 2016
Pages: 192

Quatrième de couverture:

Geneviève est une femme molle de corps et d’esprit pour qui l’autoroute et les allers et retours interminables vers le bureau se sont mués en enfer quotidien. Ni son épouse, ni son fils, ni leur impeccable maison de banlieue et la vie parfaite qu’ils y mènent ne réussissent à l’extirper du marasme dans lequel elle s’enfonce.

Pour tromper l’ennui, elle prend alors l’habitude d’embarquer une jeune auto-stoppeuse qui l’intrigue. Qui est donc Émilie, avec ses vêtements noirs, ses contours flous et sa chique de gomme ? Afin de soulager certaines inquiétudes, mais surtout pour passer plus de temps avec cette ado qu’elle affectionne déjà, Geneviève accepte son invitation à une fête de famille.

Ce sera le début de la débâcle qui la précipitera hors de son existence bien lisse, plus précisément au sein d’une maisonnée atypique et complexe. Robert, cet homme poilu et fort en gueule, est-il vraiment le père d’Émilie, mais aussi d’Alexandre, apprenti musulman, de Marc et de Sébastien, jumeaux atteints de TOC, et d’Anne, petite puce métisse ? Y a-t-il une place pour un adulte responsable dans cette famille toujours au bord de la catastrophe ?

L'avis de MissDupont:

Un moment où j'écris ces mots, je viens tout juste de refermer le livre et je reste pantoise (ou si vous préférez, je suis flabbergasted!)

J'ai eu beaucoup de mal à accrocher au récit. C'est bien écrit, le problème n'est pas là. Je dirais plus que ça manque de... de punch ?

Si je devais vous en dépeindre un portrait par des mots, je vous dirais que ça ressemble à une routine banale qui manque de piquant et que l'on tait à des amis qui reviennent de voyage.

Je sais, je ne suis pas très claire! Mais le roman ne l'a pas été non plus pour moi. Au fil des pages, je me questionnais sans cesse à savoir où l'auteure s'en allait avec tout ça.

Par contre, les personnages que l'on rencontre à travers les pages, ont tous un petit je-ne-sais-quoi qui vient vous plaire et ce malgré l'odeur et l'apparence que l'on imagine pour certains. L'auteure a un talent certain pour l'écriture et on peut le percevoir à travers ce premier roman. Sa façon de nous rendre chaque détail, chaque lieu est d'une telle précision que l'on se fait un vidéo mental tout le long de l'histoire.

Bien que la fin m'a quelque peu étonné, je ne peux pas dire que cette lecture ait su me charmer.

À la mi-juin, alors que notre routine était fermement établie, elle me surprit complètement lorsqu'elle m'invita à une fête de famille. Celle-ci se déroulerait en plein centre-ville, près du Vieux-Port, le vendredi soir de la fin de semaine de la fête nationale.
Je voulais refuser. J'aurai dû refuser, car, normalement, ces longues fins de semaine étaient des jours à passer en famille. C'était sacré pour Catherine. Mais ma curiosité à propos d'Émilie, de cette vie hors norme que je devinais, était telle une piqûre de moustique qui se mit à enfler. À mesure qu'on avançait vers la date prévue, cela se mua plutôt en dard d'abeille brisé enfoncé dans le derme. Il fallait opérer d'urgence, sinon ça allait forcément faire plus mal et demander davantage de soins.
J'optai pour une méthode simple afin de fausser compagnie à ma moitié pour la sacro-sainte soirée du début de la fin de semaine sans devoir fournir d'explications. Par contre, c'était aussi le moyen le plus bête. Une approche hasardeuse, fatale à long terme : le classique "j'ai un gros souper d'affaires avec mon patron et des collègues" qui est l'équivalent adulte de "ma grand-mère est morte" ou de "mon chien a mangé mon devoir".

Extrait du roman

Publié dans LittQc

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Bernieshoot 08/04/2016 16:53

l'ensemble semble trop fade et convenu pour en faire une lecture d'exception

MissDupont 15/04/2016 01:54

Exact