Quand j'étais Théodore Seaborn

Publié le par MissDupont

Quand j'étais Théodore Seaborn

Auteur: Martin Michaud
Éditions: Goélette
Parution: Novembre 2015
Pages: 423

Quatrième de couverture:

Théodore Seaborn, un jeune publicitaire de Montréal, se remet d’un épuisement professionnel après avoir été récemment congédié. Marié et père d’une petite fille, il passe ses journées à regarder des enregistrements de la commission Charbonneau et à manger des Coffee Crisp. Le jour où ses réserves de barres chocolatées s’épuisent, il sort enfin de chez lui et croise un homme qui lui ressemble de façon troublante. L’entêtement de Théodore à retracer cet inconnu et, plus tard, à croire qu’il appartient à une cellule terroriste vire bientôt à l’obsession. Mais par quel revers de fortune va-t-il se retrouver dans le fief de l’État islamique, en Syrie?

De Montréal à Racca, Théodore affrontera tous les dangers, mais le voyage le plus risqué et le plus insensé qu’il entreprendra est celui qui le mènera au bout de lui-même.

L'avis de MissDupont:

Ah... Martin Michaud! Non mais sérieusement! Quel auteur!!

Je me souviens encore à quel point j'étais tombée sous le charme de sa plume lors de la lecture de son premier roman, Il ne faut pas parler dans l'ascenseur, il y a plus de 4 ans. Et je dois admettre qu'il m'emballe toujours autant.

Bien que le lectorat de Michaud est attaché aux personnages de Victor Lessard et Jacinthe Taillon, l'auteur ne les a pas "engagé" pour ce roman par soucis de logique. Que viendrait faire des enquêteurs du SPVM dans un cas de crime majeur à l'international ? Ce serait absurde... et Michaud ne fait pas dans l'absurde! Malgré l'absence de nos chouchous, nous rencontrons des personnages tous aussi attachants (même Samir le tortionnaire m'a plu, c'est pas peu dire).

Nous voyageons entre Montréal et Racca (en Syrie) par l'entremise de Théodore (un Québéco-Libanais-Musulman) qui se voit, malgré lui, embarqué dans un complot terroriste à grande échelle. Ayant usurpé l'identité de son sosie, sa vie est bien sûr comprise mais aussi celle de la famille de cet homme, de sa propre famille, mais aussi celle de l'humanité tout entière.

Ce tout récent roman de Martin Michaud est totalement addictif et ce, dès le tout début. Il nous est impossible de deviner le dénouement final. Rempli de suspense et de mystère, ce livre est une vrai petite bombe.

À la fois un thriller, on peut aussi dire que c'est un roman d'aventure et même un roman d'actualité, puisqu'il fait référence à toute cette hostilité géopolitique qui sévit actuellement de l'autre côté de l'océan atlantique.

Nous revenions sur nos pas en empruntant une rue parallèle lorsque, devant un carrefour achalandé, nous avons de nouveau croisé une foule d'hommes armés de cellulaires. Sur le bord du trottoir, un homme était crucifié pieds nus sur une croix rudimentaire, appuyée contre le mur de marbre d'un monument. Il avait les yeux bandés par un foulard noir, les membres retenus par des cordes, et son ventre sans vie pendait mollement hors de son pantalon. Un autobus presque semblable à ceux qu'on voit dans les rues de Montréal a tourné le coin devant nous. Plusieurs passagers n'ont même pas levé la tête.

La scène donnait froid dans le dos et je regrettais amèrement d'en être témoin. Après quelques tentatives, j'ai tout de même trouvé la force d'articuler:

- Qu'est-ce qu'il a fait ?
Samir a haussé les épaules.
- Il a commis un meurtre.

Extrait du roman

Publié dans Polar, LittQc, Thriller

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