Spisak: Un cadeau ne se refuse pas

Publié le par MissDupont

Spisak: Un cadeau ne se refuse pas

Auteure : Maryse Charbonneau
Éditions : Carte Blanche
Parution : Avril 2015
Pages : 512

Quatrième de couverture :

L'homme croit se connaître jusqu'à ce qu'il doive faire face à des situations qui le dépassent. Ce qu'il estimait mauvais un jour lui semblera étrangement acceptable le lendemain. Je considère que je suis un homme bon. Je tente d'être un époux généreux, un père aimant, un employé obéissant et un ami fiable.

À l'hiver 1566, j'ai fui ma Hongrie natale, traversant la frontière avec femme et enfants vers un avenir meilleur. J'ignorais alors que cela me conduirait à un choix déchirant: mourir ou les abandonner.

Un choix qui mènera Graigor Spisak à traverser les époques en se joignant à un groupe d'Immortels. Il raconte son étonnant destin et son incroyable aventure dans cette épopée qui passionnera les amateurs de fantastique et d'histoire.

L'avis de MissDupont :

On ne le dira jamais assez souvent : il ne faut pas se fier qu’à la jaquette des livres.
Comme bon nombre de lecteurs, il m’est arrivée d’acheter un roman parce que j’avais été attirée par sa couverture, mais au moment de la lecture… déception ! Avec ce premier livre de Maryse Charbonneau, c’est tout le contraire qui se produit. La jaquette n’est pas tape à l’œil et le quatrième de couverture est somme toute évasif sur ce qui nous attend à l’intérieur.

Dès la fin du 1er chapitre (on parle ici d’une vingtaine de page), j’étais intriguée de connaître la suite. L’auteure venait de capter toute mon attention. Qu’allait-il advenir de Graig ? Qui sont ces gens étranges et que lui veulent-ils ?

Je n’aime pas faire de résumé de mes lectures car trop souvent on en dévoile trop sur le récit et alors les lecteurs potentiels n’ont plus beaucoup de suspense… Mais puisque le synopsis ne vous en dévoile pas énormément, je vous dirai ceci :
Graigor, né en Hongrie au milieu des années 1500, décide de déménager en Autriche afin de donner un milieu de vie plus clément à sa petite famille. Ils ne sont pas fortunés, mais il veille à la subsistance de son petit monde en récoltant des contrats de musique ou d’enseignement ici et là. Puis lors d’une représentation, des hommes l’aborderont pour lui proposer de rencontrer leurs Maîtres car ceux-ci sont à la recherche d’un professeur privé pour leur enfant. Graig les suivra sans savoir qu’il ne reverrait plus jamais sa femme et ses enfants, car deux choix s’offriront à lui : mourir ou vivre éternellement dans la clandestinité.

Bien que ce soit un roman, j’ai été épatée de voir à quel point il est riche en enseignement de toutes sortes. Que ce soit les langues (hongrois, allemand, latin, italien, etc.), les coutumes de l’époque, l’astronomie et j’en passe. Est-ce que c’est assommant ? Aucunement ! Tout est amené le plus naturellement du monde. De plus, dans ce livre on a la sensation de voyager à moindre coût à travers Venise, Savoie, Hongrie, etc. en ayant la réelle sensation d’y être.

Ce livre m’intimidait un peu au départ… il fait quand même plus de 500 pages et les dialogues sont incorporés aux paragraphes. Du coup, le texte semble super chargé… lourd à la limite. Pourtant, à aucun moment je n’ai ressenti de longueur dans le récit. J’ai été totalement captivée du début à la fin ! J’avais l’impression de faire partie du clan, d’être un personnage présent mais silencieux.

Autre élément qui m’a profondément touché : l’amour incommensurable entre Graig et Martial. Graig qui de sa vie n’a jamais rien éprouvé pour la gente masculine, mais qui pourtant devient fou d’amour pour un seul homme pour le reste de son existence. Toutefois, seul Martial lui fait cet effet. Bien qu’il continue à désirer les femmes, sa totale attraction ne va que pour cet homme ! Ça ne pouvait pas être plus parfait !

À l’approche de la finale, j’en avais le souffle court. J’étais incapable de me prononcer sur ce qui allait subvenir de ce clan pour lequel je m’étais attachée.
Maintenant, j’ai du mal à croire que c’est fini… que la dernière page est tournée et le livre refermé ! Je me sentais si bien dans ce clan ! C’est un sentiment étrange de s’en détacher car toutes ces années qui se sont écoulées à l’intérieur de ce 512 pages (que Maryse me corrige si je me trompe, mais il doit bien y en avoir pour 60-70 ans si on part du jeune âge de Graigor), j’ai vraiment ressenti un lien d’attachement pour ces personnages… d’avoir vécu cet existence avec eux.

Bref, ce roman est carrément divin ! Je suis littéralement soufflée ! Il y a des romans que l’on apprécie beaucoup mais qui au fil du temps, l’histoire s’essouffle dans notre mémoire. Spisak c’est tout le contraire ! Il est le genre de roman a laissé une marque indélébile dans nos mémoires !

Le Seigneur Barthélémy me rejoignit: "Vous avez plu au Maître." "J'en suis fort aise. Il vous envoie discuter des conditions?" "Non." Il enroulait autour d'une de ses mains une longue pièce de tissu. Je devins suspicieux à nouveau : "Écoutez... Il se fait tard, je crois que je devrais rentrer chez moi maintenant..." "Vous avez raison, il se fait tard pour cela. Trop tard." À cet instant, j'eus l'intime sentiment que je ne reverrais jamais les miens.

Extrait du roman

Publié dans LittQc, Fantasy, Historique

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Patrick 10/11/2016 23:03

J'ai reçu ce roman dans mon courrier cette semaine et je n'ai pas pus m'empêcher de le commencer. J'ai bien hâte de voir où me mènera l'histoire. :)