Des papillons pis de la gravité

Publié le par MissDupont

Auteure: Alexandra Larochelle Éditions: Libre Expression Parution: Octobre 2015 Pages: 184

Quatrième de couverture:

Y en aura pas de facile. J'ai appris ça en même temps que le fait que je m'appelle Frédégonde Hautcœur, pis je t'avertis, ma vie amoureuse est autant de la marde que mon nom. T'as peut-être envie de te faire raconter une histoire pleine de ralentis cinématographiques et de frenchs sous les feux d'artifice, mais c'est pas du tout ce que j'ai à offrir. N'empêche, si t'es game de déboucher une bouteille de vino ou trois et de m'écouter chialer pour les prochaines heures, ça se peut qu'on s'entende ben. Fait que amène-toi, ma chum, parce que, à défaut de savoir c'est quoi de l'eau de rose, j'ai un roman à l'eau de cactus pour toi.

L'avis de MissDupont:

J’avais hâte de lire ce tout récent roman d’Alexandra Larochelle, car son parcours d’écriture me fascinait énormément. Après tout, écrire un premier livre à l’âge de 10 ans, ce n’est pas rien.

Dans ce roman, on se retrouve à faire partie intégrante du roman dans la mesure où le personnage principal, qui se nomme Frégégonde, s’adresse à nous comme à une amie à laquelle elle racontera les déboires de son adolescence autour d’une bonne bouteille de vin.

On ne s’y trompera pas, Fred est une québécoise typique de par ses termes, ses phrasés, sa couleur, ses anglicisme. Sa façon très « imagée » de nous expliquer les choses est à se tordre de rire. De plus, elle a tellement de répartie qu’on se retrouve avec pleins de passages « crunchies » comme je les aime. Il y a pas à dire, elle nous semble fort sympathique.

Petit moment cocasse lors de ma lecture : à un certain moment, on tombe nez à nez avec 3 pages blanches... après une annonce choc! Laissez-moi vous dire que j’ai été complètement déstabilisée. Ces 3 pages ont volontairement été insérées afin de créer un silence. C’est si bien exprimé et tellement brillant! On ne me l'avait jamais fait celle-là et j’ai adoré l’effet.

Bref, un roman somme toute léger, mais tout aussi divertissant et rempli d’humour.

Quelques questions m’habitent par contre: Christophe ou Kendrix ? Lyon ou Pologne ? Va t'on le savoir dans une suite où on se fait notre propre fin ?

- C'est rare, les filles qui aiment les moules. Même moi, j'suis pas un grand fan. Je trouve ça difficile à avaler.
- Ah bon, moi j'avale pas mal tout facilement.
Molière m'a dévisagée, visiblement mal à l'aise de ma déclaration. La compréhension de mon double sens accidentel combinée au visage nonne choquée de ma date et à toute l'absurdité de la soirée que j'étais en train de vivre ont eu raison de ma rate, qui s'est dilatée brusquement et sans retenue. Je te jure, j'ai ri aux larmes pendant au moins trois grosses minutes. Rien à faire, pas capable d'arrêter. Je me suis caché le visage dans mes mains, et comme j'avais plein de jus de moules sur les doigts, je m'en suis mis dans les cheveux et j'ai recommencé à rire face à la Carotte ahurie. Ah ouais, cul sec, et on remplit ça, ces coupes-là! Je te le dis, je paierais pour revivre cet instant précis, tellement c'était du gros n'importe quoi sale. Quand je me suis finalement calmée, j'ai réussi à bafouiller:
- S'cuse, fallait vraiment le prendre au premier degré. J'suis vraiment fan du premier degré.

Extrait du roman

Publié dans Humour, Contemporain, LittQc

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Dareel 10/12/2015 09:40

Wow c'est surprenant le québécois dans un roman, mais ça doit être fun à lire !

MissDupont 10/12/2015 22:18

Personnellement, j'aime beaucoup ^^
On dirait que ça apporte un côté plus authentique dans l'histoire quand le récit ce passe au Québec.
Si tu lis "Des papillons pis de la gravité" et que ça te plaît, je te conseille aussi de lire "Rachel au hockey" ainsi que les romans de Sophie Bienvenue :)