Ceux qui restent

Publié le par MissDupont

Ceux qui restent

Auteure: Marie Laberge
Éditions: Québec Amérique
Parution: Octobre 2015
Pages: 504

Quatrième de couverture:

Combien de gens sont touchés, atteints en plein coeur quand quelqu’un se suicide ?
Combien de blessures sont infligées à ceux qui restent ?
Personne n’en sort indemne.

Charlène, Vincent, Mélanie, Stéphane, Muguette… tous brisés, freinés dans leur vitalité par la mort brutale de Sylvain.
Chacun réagit à sa façon. Chacun se bat comme il peut, avec les armes dont il dispose.
La violence du geste suicidaire se répercute longtemps dans leur existence. Mais la vie est forte, très forte.

Roman d’action empreint d’émotion, de réflexions sur la vie, roman d’une profonde humanité, Ceux qui restent fait entendre des personnages puissants et attachants. Malgré la dureté des faits évoqués, ce roman est avant tout centré sur ceux dont on parle si peu et qu’on laisse seuls devant l’innommable et l’insupportable. Parce que, si souvent, la société s’attarde au geste plutôt qu’à ceux qui doivent vivre avec.

Depuis quarante ans, Marie Laberge sonde les profondeurs de l’âme humaine ; avec ce roman déchirant, sa plume maîtrisée atteint un degré de maturité et de sensibilité inégalé.

L'avis de MissDupont:

J'ai connu la plume de Marie Laberge à travers le roman Revenir de loin que j'avais beaucoup apprécié. J'étais donc très emballée de mettre mon nez dans son plus récent roman, Ceux qui restent, en raison du thème abordé.

Dans ce roman choral, il est question de suicide, mais surtout de survie puisque la parole est donnée à ceux qui doivent apprendre à continuer à vivre avec l'absence d'un être cher. Un à un, les proches du "disparu" vont s'adresser à lui, à leur façon, afin de libérer leur colère, leur douleur, leur incompréhension, leur ressentiment... jusqu'à reprendre en quelque sorte leur vie en main, mais avec une cicatrice sur le cœur.

Ayant vécu 2 deuils importants en 2015 et beaucoup d'épreuves reliées à ces chocs que la perte d'un être cher engendre, je ne pouvais faire autrement que de me sentir interpellé par ce livre. Malheureusement, ce ne fut pas ce à quoi je m'attendais. Je n'ai pas ressenti la déchirure, ni la douleur des personnages.

Bien que l'auteure a une plume merveilleuse, je n'ai pas accroché au point d'être incapable de déposer le livre.

J'ai lu - ou plutôt essayé de lire - un livre ne contenant que les mots laissés par des suicidés. Je ne sais pas pourquoi j'ai fait ça. Mais au bout de dix pages, j'étais furieux de constater l'orgueil et l'égocentrisme de ces gens. L'effet était désolant, comme si chacun affirmait que son impression était la bonne et qu'elle justifiait son geste. Même quand ils s'excusaient, on ne sentait pas un réel intérêt pour ceux qui allaient se débattre avec leur décision. Obnubilés par eux-mêmes, par leur nombril, leur problème. Je n'étais sans doute pas en mesure de comprendre quoi que ce soit à ce livre. Ou alors, je voulais à tout prix excuser le fait que Sylvain n'a laissé aucun mot.

Extrait du roman

Publié dans LittQc, Drame

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