180 degrés

Publié le par MissDupont

180 degrés

Auteure: Marie-Claude Savard
Éditions: Libre Expression
Parution: Octobre 2015
Pages: 174

Quatrième de couverture:

« Inconsciemment, j'ai perdu beaucoup de temps à chercher appartenance, validation et acceptation à l'extérieur. J'ai besoin de me faire répéter que je suis chez moi partout, que mes racines sont sous mes pieds tous les jours de ma vie. »

Après la parution de son livre Orpheline, Marie-Claude Savard croyait bien que tout était réglé. Mais peu à peu elle a eu l'impression de courir après une existence qui glissait entre ses mains. Et si elle pouvait vivre plus facilement, plus calmement, de manière plus sereine, plus libre ?

Dans ce deuxième récit autobiographique écrit avec la même rage de vivre, rempli d'anecdotes et de l'humour qu'on lui connaît, elle se confie sur les événements qui ont suivi les grands changements de sa vie et le virage à 180 degrés qu'elle y a effectué. Même si rien ne se passe comme elle l'avait prévu, à force de réflexion, de lecture et de lâcher-prise, elle a trouvé un équilibre en fonction des priorités qu'elle s'est finalement données. Et si c'était ça, la sagesse ?

L'avis de MissDupont:

On retrouve ici le deuxième roman de notre ancienne chroniqueuse de sport adorée. Est-ce que 180 degrés est la suite de Orpheline ? Oui …et non! Oui, parce que tout important changement de cap provient d’un choc. Pour Marie-Claude, il s’agit du décès de ses parents tel que raconté dans son premier roman. Non, parce qu’il ne s’agit pas ici de son vécu face au décès de ces derniers, mais bien de son cheminement vers une meilleur qualité de vie.

180 degrés c’est un récit autobiographique avec une touche de croissance personnelle. Bien que ni l’un ni l’autre de ces styles ne soient mon genre, j’ai beaucoup apprécié ma lecture. Est-ce dû au fait qu’elle et moi ayons de très nombreux points communs? Que nous ayons sensiblement le même parcours épineux ? Qu’elle bûche dans un domaine dans lequel j’ai retiré mon épingle du jeu en raison de l’insécurité qu’il engendre? Peut-être… Mais je crois surtout que c’est en raison de ce qu’elle dégage. Cette femme est tellement généreuse de sa personne, tellement sympathique, que même à travers ses écrits on le perçoit. Elle la sent amicale. Elle nous partage son vécu ouvertement, sans cachette, avec humour… tel qu’elle le raconterait à ses proches.

Au cours de son récit, elle nous partage certaines publications qu’elle a jadis reçues sur sa page Facebook. C’est atroce de voir à quel point les gens sont rendus mesquins. Les commentaires désobligeants que certains se permettent de faire assis derrière leur écran. Ça porte à réflexion! C’est fou le jugement que l’on peut porter sur les autres sans même savoir réellement qui ils sont, ce qu’ils vivent. Marie-Claude à un jour décidé que ça c’était assez de toujours être une Superwoman. Qu’il était temps de revoir ses objectifs et de se choisir!

C’est femme remarquable et totalement inspirante que j’ai une la chance d’entendre à une récente conférence. Ce deuxième livre est petit, mais Ô combien intéressant.

Petite musique apaisante au téléphone. Me semble que c'est long, là, avant qu'elle me réponde. En attente... Ben oui, c'est certain que je suis en attente, quelque chose de nouveau avec ça ?
Encore de la musique.
Peut-être que je devrais raccrocher. Elle doit se demander pourquoi j'appelle et hésite à prendre le combiné. Peut-être qu'elle ne se souvient plus de notre rencontre. J'ai l'air de quoi là, moi? Allô, j'ai écrit un livre! Je ne peux toujours pas dire juste ça. Ça fait bizarre. Je suis qui, moi, pour écrire un livre sur le deuil et l'accompagnement? Je ne suis pas psy, pas coach de vie, je n'ai aucune crédibilité. Et puis, va falloir que je lui dise que je quitte Salut Bonjour! à un moment donné.
- Madame Savard, vous êtes toujours là ?

Extrait du roman

Publié dans LittQc, Biographie, Croissance

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